4 affaires, 7 relaxes. Retour sur les défenses du mouvement des retraites [Ile de fRance]

Un mouvement social se traduit, comme on le sait, entre autres par de la répression et des poursuites judiciaires. Pour les autorités, chaque camarade inculpée est une occasion de comprendre le mouvement social et de générer de la jurisprudence pour mieux nous réprimer. Le travail coordonné de la police et de la justice cherche à nous isoler. Nous pensons donc qu’en plus d’intervenir dans la rue, nous devons répondre collectivement dans les tribunaux, en organisant le suivi juridique de nos camarades.

Nous pensons qu’il faut traiter tous les procès avec sérieux. Pour maximiser les chances de relaxe, il est nécessaire de préparer une défense solide sur la forme – les nullités et vices de procédure – et sur le fond – les faits reprochés. Cette préparation nécessite du temps, nous insistons donc sur la nécessité de refuser d’être jugée en comparution immédiate et de toujours demander un délai.

Pour réfléchir à une défense sur la “forme”, il est nécessaire de vulgariser le langage très codifié qu’est le droit, d’étudier sérieusement le dossier et de nous renseigner sur les jurisprudences existantes. Cette démarche permet de nous appuyer sur les garanties que nous apporte le droit. Ce savoir juridique nous apporte l’assurance et le pouvoir d’inciter les avocats à être plus combatifs, lorsqu’on pense qu’il le faut.

À partir des éléments du dossier, les flics et les juges ne cherchent pas à établir la vérité, mais à construire un récit, celui de leur vérité. Le travail de défense sur le « fond » consiste, entre autres, à exploiter le décalage entre leur récit et les preuves – matérielles ou prétendues – compilées dans dossier et à proposer un autre récit de vérité. Au récit de l’accusation, l’accusée oppose celui de sa défense.

À la suite du mouvement social contre la réforme des retraites de 2023, nous avons participé à construire la défense juridique dans quatre affaires….

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Auteur: IAATA