Les consultations politiques se poursuivent à l’Elysée, et l’horizon politique est toujours aussi embrumé. Ce mercredi matin, Emmanuel Macron a reçu les principaux responsables de la droite, le chef de l’Etat espérant parvenir à former une coalition après avoir balayé, une nouvelle fois, l’hypothèse d’un gouvernement du nouveau Front populaire. À ce stade, le Premier ministre Gabriel Attal, qui continue d’expédier les affaires courantes depuis que sa démission a été acceptée le 16 juillet – il l’avait présentée le 8 –, reste en poste. « C’est inédit depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Jamais un gouvernement démissionnaire n’aura autant duré », a fustigé Bruno Retailleau, le patron des sénateurs LR, en sortant de l’Elysée. Une assertion qui n’est pas tout à fait exacte.
Le chef du gouvernement et ses ministres ont bel et bien battu le 24 août un record de longévité, celui d’un gouvernement démissionnaire sous la Quatrième République, établi par le gouvernement de René Mayer. Entre 1946 et 1958, le poids prédominant accordé dans les institutions à l’Assemblée nationale conduit à une forte instabilité gouvernementale, les parlementaires ayant à la fois le pouvoir d’investir et de renverser l’exécutif. Si les différents partis politiques s’accordent facilement lorsqu’il est question d’adopter une motion de censure, il est bien plus difficile de dégager des accords pour désigner…
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Auteur: Romain David

