Au début du XXe siècle, en l’absence de grandes agences de santé publique, les épidémies avaient le champ libre. Cinq ans après la pandémie de Covid-19, alors que les financements de plusieurs d’entre elles sont menacées par la nouvelle administration des États-Unis, un rappel historique s’avère nécessaire.
Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclarait que l’épidémie de Covid-19 était désormais devenue une pandémie (cinq jours plus tard, le 16 mars, le président français Emmanuel Macron annonçait la mise en place d’un confinement national, effectif dès le 17 mars, ndlr).
Tout avait commencé quelques mois plus tôt, en décembre 2019, avec le signalement à Wuhan, en Chine, d’un « foyer de cas graves dus à une pneumonie d’origine inconnue ». Le responsable, rapidement identifié, s’avéra être, un coronavirus émergent, baptisé SARS-CoV-2. Trois mois plus tard, le nouveau venu s’était répandu dans 114 pays selon l’OMS, et plus de 118 000 cas étaient signalés, tandis que 4291 décès étaient recensés.
Lors de son point presse du 11 mars, Tedros Adhanom Ghebreyesus, alors directeur général de l’OMS, déclarait que les experts de l’organisation étaient « profondément préoccupés à la fois par la propagation et la gravité des cas, dont le niveau est alarmant, et par l’insuffisance des mesures prises qui l’est tout autant ». Il exhortait dans la même allocution les dirigeants à agir rapidement pour intensifier leurs réponses, affirmant que « tous les pays [pouvaient] encore modifier le cours de cette pandémie ».
Durant cette période, et tout au long de la pandémie, les agences de santé publique telles que l’OMS et les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont joué un rôle de premier plan, se coordonnant avec les services de santé locaux pour tester, tracer et isoler les cas d’infection par le virus. Les sites Internet…
Auteur: Katherine A. Foss, Director of the School of Journalism & Strategic Media, Professor of Media Studies, Middle Tennessee State University

