5 signes que Raphaël Glucksmann est la nouvelle vitrine du macronisme

Vainqueur de la primaire du Parti socialiste et de ses alliés, Raphaël Glucksmann représentera donc la mouvance sociale-libérale lors des prochaines élections présidentielles. Il est désigné comme le représentant d’un certain renouveau politique par plusieurs grands médias alors que ses positionnements flirtent avec le macronisme et que son argument de campagne est d’être opposé à la gauche de rupture prônée par LFI. Décryptage.

Les similitudes entre Raphaël Glucksmann et le candidat Emmanuel Macron de 2017 ne cessent de se multiplier. Que ce soit dans son parcours, son programme, son entourage, sa vision internationale, son accointance avec la droite, ses éléments de langage, tout laisse entrevoir dans son projet une continuité avec le pouvoir actuel. Mr Mondialisation vous présente cinq preuves du macronisme du candidat Glucksmann.

1. Un parcours néoconservateur et libéral jamais vraiment soldé

Avant d’atterrir sur le devant de la scène en 2019 en devenant la tête de liste du PS aux Européennes, Raphaël Glucksmann a eu une trajectoire plus que sinueuse pour quelqu’un se prétendant de gauche. Issu d’une famille de la haute bourgeoise – il est notamment le fils du philosophe atlantiste André Glucksmann – il connaît un parcours plus que classique dans le milieu : classe préparatoire au lycée Henri IV et passage par Sciences Po après avoir échoué à entrer à l’ENS.

À 23 ans, il intègre le Cercle des Oratoires, un club de réflexion néoconservateur qui soutient ouvertement le président Bush et ses interventions militaires au Moyen-Orient. À 27 ans, il s’engage pour le parti ultralibéral Alternative libérale et se désiste au dernier moment pour le représenter aux législatives. Ce parti appuyait ni plus ni moins que la suppression de la Sécurité sociale. Même si le fondateur de Place Publique se défend aujourd’hui d’avoir…

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Auteur: Mr Mondialisation