Le déploiement de la 5G augmente l’exposition aux champs électromagnétiques. C’est en substance ce que dit l’Agence nationale des fréquences (ANFR) dans le cadre d’une consultation publique qu’elle a lancée cet été, et clôturée le 19 septembre. Chargée de contrôler les niveaux d’exposition du public à ces champs, elle explique qu’il y a un nombre croissant de « points atypiques », autrement dit de lieux où le niveau d’ondes mesuré dépasse « substantiellement » celui généralement observé à l’échelle nationale.
« Entre 2017 et 2023, la proportion de points atypiques en France est passée de 0,57 % à 3,86 % des mesures réalisées à la demande des particuliers, soit une multiplication par plus de six », constate-t-elle. Or, les opérateurs télécoms ont de plus en plus de mal à résorber ces anomalies, comme la loi les y oblige, quand elles leur sont signalées.
Des conditions de vie toujours plus dégradées
Une situation qui fait réagir les associations de lutte contre la pollution électromagnétique et celles représentant les personnes atteintes d’électrohypersensibilité (EHS), qui subissent maux de tête, nausées, picotements, troubles du sommeil, etc. « Lorsque la 5G a été lancée [en 2020], on nous avait au contraire promis que la multiplication des antennes entraînerait une baisse de l’exposition aux champs électromagnétiques », dénonce une dizaine d’entre elles, associées à l’union Cemaphore.
Sur le terrain, elles observent une dégradation croissante des conditions de vie des personnes EHS. « De plus en plus de personnes sont obligées de quitter les centres-villes, à cause de la pollution croissante des champs électromagnétiques, comme c’est le cas à Lyon », dit Julien Bidalot, membre de l’association Ly’Ondes.
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Si le seuil…
Auteur: Fabienne Loiseau

