Loin de nous, l’intention mesquine de minimiser la bravoure, le courage de ces jeunes Étasuniens, Britanniques, Français et Canadiens, souvent adolescents, qui furent largués des avions ou débarqués des bateaux et qui devaient plonger dans une mer hostile avec une moyenne de 60 kg de matériel sur les épaules pour aller combattre l’armée du IIIe Reich. Bien au contraire, leur mémoire mérite tous les hommages.
Mais de là à détourner l’histoire et chercher à faire oublier que ce fut bien l’Union soviétique, avec l’action combinée de la résistance de son peuple, organisé dans des milliers de groupements de partisans et l’héroïsme de son armée, qui eut le mérite de contenir, puis de briser complètement le rouleau compresseur hitlérien lors de batailles mémorables, chercher à inverser si grossièrement les rôles, c’est une entreprise digne d’un Goebbels. C’est pourtant ce qui caractérise la pratique des médias de masse occidentaux suivant les instructions de leurs gouvernements sur la manière de traiter le débarquement et, au-delà, l’ensemble des faits de la Deuxième Guerre mondiale.
C’est pourquoi ils taisent le fait que 75 % des pertes allemandes d’avant le débarquement furent le fait de l’Armée rouge et que la seule bataille de Stalingrad a éliminé deux fois plus de divisions allemandes que l’ensemble des opérations menées à l’Ouest entre le débarquement et la capitulation nazie.
Les deux côtés de la médaille
Autrement dit, c’est bien en Union soviétique et face à son armée que s’est produit le renversement de tendance, les troupes soviétiques reprenant kilomètre par kilomètre les territoires occupés dans une offensive victorieuse qui ne s’acheva qu’au bunker d’Hitler lui-même, et ce, au prix d’énormes pertes. Ainsi, pour rester dans la comparaison des contributions EU-URSS dans la guerre, on estime à environ 410.000 le nombre des Étasuniens morts dans la confrontation,…
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Auteur: Vladimir CALLER

