Le monde est en train d’opérer une transition rapide vers des systèmes d’énergie renouvelable. Mais dans de nombreux pays africains, cette transition ne résout pas les inégalités historiques ou les défis socio-économiques. En effet, l’abandon des combustibles fossiles est coûteux et les gouvernements n’ont pas suffisamment impliqué les communautés historiquement défavorisées dans la transition.
Plutôt que de se concentrer sur ces enjeux, les pays africains privilégient le coût des technologies énergétiques propres et sur la manière d’inciter les entreprises à investir dans ce domaine. Les gouvernements et les décideurs politiques négligent les questions d’équité sociale, de protection de l’environnement et d’inclusion politique.
Cela peut entraîner des violations des droits de l’homme et des protestations de la part des communautés qui s’opposent aux projets d’énergie renouvelable parce qu’elles craignent une répétition des injustices passées associées aux projets d’extraction, comme la perte de leurs terres.
Le passage aux énergies renouvelables doit être une transition juste. Elle ne doit pas laisser de côté les personnes actuellement privées d’électricité. La dimension de la justice doit être intégrée dans les politiques énergétiques des pays africains.
Nous sommes des spécialistes de la recherche dans les domaines des entreprises et des droits de l’homme, du droit et du développement, de la gouvernance des ressources, de l’énergie, de l’environnement et du développement africain.
Nous avons étudié comment les principes de justice énergétique peuvent guider et façonner la transition verte en Afrique. Ces principes sont axés sur les aspects sociaux, éthiques et environnementaux de la production, de la distribution et de la consommation d’énergie. La justice énergétique vise à garantir que l’énergie est fournie à chacun de manière durable.
Nous avons examiné des lois, des articles,…
Auteur: Oyeniyi Abe, Research partner: Centre for Comparative Law, University of Cape Town

