Ce 23 avril, ArcelorMittal a annoncé supprimer environ 600 emplois en France. Une saignée prévue de longue date par la CGT, premier syndicat du groupe, qui organise déjà la riposte.
Ils l’avaient annoncé dans la presse. Peint sur leurs banderoles. Hurlé au mégaphone. ArcelorMittal allait licencier massivement. Depuis septembre 2024, la CGT ArcelorMittal ne cesse de répéter sa crainte de voir l’entreprise licencier massivement, faute d’investissements.
Elle n’aura pas alerté pour rien. Ce 23 avril, l’entreprise a annoncé qu’elle comptait supprimer « environ 600 postes » dans sept sites français : Dunkerque, Desvres, Mardyck et
Montataire dans les Hauts-de-France, Mouzon dans les Ardennes, Florange en Moselle et le site de Basse-Indre, près de Nantes. Deux tiers de ces suppressions devraient toucher des postes de production, le tiers restant concerne les fonctions support, a précisé le directeur général d’ArcelorMittal France, Bruno Ribo, auprès de l’AFP.
Ces coups de massues assénés aux salariés s’ajoutent à d’autres. En fin d’année dernière, ArcelorMittal décidait la fermeture de deux sites à Reims (113 salariés) et Denain (24 salariés). « On se casse le cul ici pendant toute notre vie et voilà comment on nous remercie », pestait alors Jean-Loup, opérateur de production licencié chez ArcelorMittal Denain, auprès de Rapports de force.
« Tout notre bassin économique s’écroulera »
A Dunkerque, l’annonce, bien qu’anticipée, fait l’effet d’une bombe. Dans ce bassin sidérurgique, le désinvestissement d’ArcelorMittal pourrait conduire à la fin de la filière à chaud, comme à Florange en 2013. La CGT, premier syndicat dans l’entreprise, estime que 50% des 3200 emplois seraient alors menacés. « Tout notre bassin économique s’écroulera », nous confiait Gaëtan Lecocq, secrétaire général de la CGT ArcelorMittal Dunkerque.
Pour autant,…
Auteur: Guillaume Bernard
