La France, l’Espagne, le Royaume-Uni et même la Belgique… L’été 2026 a vu l’Europe s’embraser. En France, 37 191 hectares ont été réduits en cendres en Gironde dans la commune du Porge par l’incendie parti de Saumos le 22 juillet, qui a entraîné l’évacuation de plus de 220 000 habitants. Le même jour, un autre incendie s’est déclaré dans la province d’Ávila, près de Madrid. Bilan : 42 458 hectares ravagés et 56 000 personnes évacuées. Ces feux dépassent, en termes de superficie, les précédents records nationaux.
Les dégâts sont d’ampleur. Reporterre a conçu une carte pour répertorier les conséquences de ce désastre. Basée sur les données du Système européen d’information sur les feux de forêt (Effis), elle permet de visualiser les incendies en fonction du nombre d’hectares brûlés et, en zoomant sur chacun des cercles, d’observer l’étendue géographique des surfaces calcinées.
Notre analyse démontre que les incendies restent majoritairement concentrés dans l’espace méditerranéen. « C’est la région où la plupart des feux se produisent, notamment les plus importants, en raison de températures élevées et d’une végétation basse très combustible ou de forêts plantées comme au Portugal, en Espagne ou en France », indique Pauline Vilain-Carlotti, docteure en géographie et autrice de L’Épreuve du feu (éd. Flammarion).
Les feux extrêmes, symptômes du péril climatique
« Ces dernières années, nous assistons à une multiplication des incendies de grande ampleur, voire de très grande ampleur, dans le sud de l’Europe », analyse Theodore Keeping, chercheur à l’Imperial College de Londres, coauteur d’un article scientifique publié en août et consacré à l’attribution de la saison record des feux de 2025 en Europe au changement climatique.
Le spécialiste du climat et des incendies précise : « Les périodes de sécheresse, de chaleur intense…
Auteur: Lisa Boudoussier
