Au terme d’un spectacle politicien particulièrement pathétique, le gouvernement Lecornu reste finalement en place, sauvé par le PS dont le pouvoir de nuisance est inversement proportionnel à son poids électoral. À moins d’un soulèvement social, nous aurons donc un plan d’austérité massif en 2026, avec 30 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques, des mesures discriminatoires à l’égard des demandeurs d’asiles et des étudiants étrangers, et de nouveaux coups de tronçonneuses dans la santé, avec le doublement des franchises médicales et autres attaques gravissimes contre la sécurité sociale. Mais les commentateurs oublient une dimension : le budget militaire qui explose.
Dans le budget à venir, les baisses dans les dépenses de santé sont quasiment égales à l’augmentation des dépenses militaires. Ce que Lecornu veut retirer pour des lits et des soins, il va l’injecter dans des rafales, des bombes et des drones. Il ne faut pas oublier que ce politicien a toujours été un féroce militariste, partisan d’un doublement du budget militaire, qui souhaite «un format d’armée plus important». En tant que ministre des Armées il a été, de fait, VRP des marchands d’armes bleu blanc rouge, dont les avions et les obus vendus partout dans le monde servent à commettre des génocides et des massacres. Il a aussi écrit un livre au titre qui devrait inquiéter tout le monde : «Vers la guerre ?», paru l’an dernier.
Quelques chiffres :
Côté pile, Sébastien Lecornu vient de confirmer, en tant que Premier ministre, «un nouvel effort pour accélérer notre réarmement». Il poursuit en cela une promesse faite par Macron le 13 juillet dernier, faite à la veille du défilé militaire annuel, lorsqu’il avait prononcé un discours affolant, parlant de «sacrifice» pour la jeunesse, de «renforcer nos armes de saturation et pousser au maximum les curseurs de l’entraînement des…
Auteur: B

