7-Octobre : à l’ONU, Israël commémore ses morts sur fond de fortes tensions avec l’institution

Il y eut une prière pour les morts, les récits de ceux qui avaient échappé au massacre et les applaudissements pour ceux qui avaient survécu à la captivité. Mardi, au siège des Nations Unies à New York, la commémoration du troisième anniversaire de l’attaque du 7-Octobre voulait raconter la résilience d’Israël. Elle a aussi donné la mesure du fossé qui s’est creusé entre le pays et une grande partie de l’ONU depuis trois ans.

Pour la première fois depuis l’attaque menée par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens, qui avait fait environ 1 200 morts et conduit à l’enlèvement de 251 personnes, l’anniversaire s’est déroulé sans qu’aucun otage, vivant ou mort, ne demeure à Gaza.

« Ils nous ont blessés. Ils ont laissé des cicatrices qui ne disparaîtront jamais complètement, mais ils ne nous ont pas brisés », a déclaré l’ambassadeur israélien auprès de l’ONU, Danny Danon, devant des diplomates, d’anciens otages et leurs familles.

PNU Photos / Manuel Elias
L’ambassadeur israélien Danny Danon auprès de l’ONU (archive).

Parmi les survivants venus témoigner mardi se trouvait Oriya Ness Berlin. Elle venait d’achever sa formation dans l’armée israélienne avant de rejoindre, le 5 octobre 2023, une base proche de la frontière israélienne avec Gaza. Deux jours plus tard, elle s’est retrouvée pieds nus et en pyjama, avec quatre autres femmes soldats dans un abri dont la porte ne fermait pas.

Son récit a ramené la cérémonie aux heures du massacre : les coups de feu, les cris, puis les rires des assaillants qu’elle entendait de l’autre côté de la porte. « Pour un esprit humain, dans cet état de terreur, entendre des gens rire dehors provoque une fracture de la réalité », a-t-elle raconté.

Dix heures après le début de l’attaque, la jeune femme a finalement été secourue. Elle…

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Auteur: Nations Unies FR