Après une première marche nocturne (et humide !) réussie ce samedi 7 mars, ce sont plus de 2000 personnes qui se sont élancées à nouveau sous la pluie à Montpellier ce dimanche 8 mars, journée internationale de lutte pour le droit des femmes.
A quelques jours du 8 mars, un appel spontané était relayé par la coordination contre les violences de genre (CCVG) , pour une marche nocturne féministe et antifasciste. Si les organisatrices n’étaient pas certaines, jusqu’au dernier moment de qui répondrait à cet appel, une petite semaine de communication via les réseaux sociaux aura finalement suffi à réunir plus de 300 personnes ce samedi 7 mars. Après un discours de quelques minutes des organisatrices rappelant la montée certaine et en accéléré du fascisme, elles ont invité la foule à “ne pas céder face aux nazis, aux idées fascistes et continuer à prendre la rue, toute la place et faire du bruit”. S’il était important que cette marche ait lieu, c’est, pour les participant-es interrogé-es, parce que malgré la morosité ambiante, “on ne peut pas laisser tomber”. “Il faut être là, ce n’est pas le moment de lâcher” a-t-on pu nous confier. Une foule jeune dans sa grande majorité, qui n’a eu de cesse, comme un tour de chauffe avant le 8 mars, de scander des mots d’ordre clairs : “Montpellier est et restera antifasciste”, “Némésis, hors de nos luttes”, “Féministes antifascistes, contre le colonialisme et toutes les guerres”. C’est évident, mais ça va mieux en le disant.


Ce dimanche 8 mars, c’est à 14h que l’appel était donné par la coordination féministe réunissant plusieurs syndicats et associations notamment Solidaires, la CGT ou le Planning Familial. Après plusieurs marches matinales à Ganges, Agde, Béziers et Sète, c’est depuis la…
Auteur: Khalie Guirado

