Une centaine de personnes se sont rassemblées ce samedi 8 mars pour la Journée internationale des droits des femmes, devant la clinique Saint-Louis dont le service maternité a fermé en 2022.
Dans une ambiance festive, arborant des grandes pancartes et banderoles de femmes enceintes photographiées le poing serré en noir et blanc, les manifestant-es se sont retrouvé-es en fin de mâtinée devant la clinique.
Différentes organisations ont pris la parole. Une représentante de l’Union Syndicale Solidaires a tenu à rappeler le danger de l’extrême-droite pour les droits des femmes, mais aussi les effets délétères de la dégradation des services publics sur l’accès à l’avortement, pourtant inscrit dans la Constitution le 8 mars 2024. Elle est aussi revenu sur l’affaire Pélicot, “qui nous a montré que les violeurs sont des hommes ordinaires à tous les niveaux de la société.“, et sur l’exploitation des femmes sans-papiers, “épuisées par leurs conditions de travail”. Situation encore aggravée par la récente circulaire Retailleau.
Une militante de la section Sud Cévennes d’Amnesty International a ensuite pointé du doigt la faible réponse judiciaire aux affaires de viols (0,6% des cas condamnés en 2020), pour ensuite mettre en avant une enquête menée par l’organisation sur neuf mois sur ces problèmes d’accès des femmes à la justice.
C’est ensuite la CGT qui a pris le micro, mettant en avant les inégalités salariales, avec 22% d’écart de salaire entre les femmes et les hommes dans le privé, de 10,6% dans le public. Tout en proposant des solutions : “L’égalité salariale nous rapporterait six milliards de cotisations retraite. Soit le montant nécessaire à une abrogation de la réforme de 2023 à l’horizon 2027.”
Les femmes du collectif Maternité à Défendre (MAD) ont pris le relai, appelant à ne pas baisser les bras, alors que le collectif se bat depuis plusieurs années pour le maintien du…
Auteur: Le Poing

