8 mars : une journée des droits pour toutes, partout

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les événements publics, les manifestations vont se multiplier. Et tant mieux ! Derrière les « bonne journée de la femme ! » que chacune d’entre nous recevra avec un clin d’œil de la part d’un voisin ou d’un inconnu – comme un rappel inutile de notre pseudo-uniformité et de l’importance de nous célébrer une fois dans l’année, tout de même, pour les services rendus – se cache un combat pour des droits sociaux, économiques et humains sans cesse menacés. Des droits acquis ou à conquérir traversés par des inégalités d’accès liées à nos conditions sociales et de santé, ainsi, pour ne pas dire surtout, qu’à notre appartenance raciale supposée.


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L’officialisation de la journée du 8 mars comme celle de nos droits a été entérinée par les Nations unies en 1977 en choisissant de se référer, dans l’histoire, aux origines des luttes ouvrières et des manifestations de femmes au tournant du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe. C’est donc un concept occidental : dans l’esprit commun, une journée internationale surtout de la femme blanche ; femme blanche à laquelle toutes les autres féministes du monde entier devraient se référer comme symbole ultime des combats universalistes à mener pour nos libérations collectives du patriarcat. Un patriarcat jugé avec plus ou moins de sévérité selon qu’il exerce son autorité en Occident ou au Moyen-Orient, au Nord ou au Sud, chez les Arabes ou chez les Blancs.

Je soutiendrai pleinement les unes et les autres, partout, sans instrumentaliser des conditions dramatiques pour dire à d’autres femmes comment elles devraient lutter.

Ce jour-là comme tous les…

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Auteur: Nesrine Slaoui

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