L’empire de Vincent Bolloré est aussi tentaculaire que diversifié : industrie, agriculture, sécurité, logistique et bien sûr médias. Cette accumulation et cette concentration de pouvoir et de capital, le milliardaire les mobilise afin de « mener un combat civilisationnel », soit pour le dire de façon moins feutrée : financer l’extrême droite et fasciser les esprits. En juillet dernier, en réaction à la dissolution de l’Assemblée nationale et à la menace d’une prise de pouvoir par le RN, de nombreuses organisations ont annoncé le début d’une campagne intitulée Désarmer l’empire Bolloré. Il s’agissait de trouver des leviers contre la fascisation en cours qui ne se limitent pas à l’isoloir. C’est dans ce contexte que plus de 80 libraires indépendants annoncent dans une tribune ne pas vouloir être complices des « batailles culturelles » du magnat en faisant disparaître les livres édités par le groupe Hachette dont il est désormais le propriétaire.
Ne laissons pas Bolloré et ses idées prendre le pouvoir sur nos librairies !
En cette fin d’année, dans nos librairies indépendantes, il sera peut-être moins évident de trouver certains livres. Ils ne seront pas mis en avant, ni sur table ni en vitrine, et peut-être même tout simplement absents. Et cela pour une raison, ils font partie des livres édités par les maisons du groupe Hachette et appartiennent donc maintenant à l’empire de Vincent Bolloré.
La puissance du groupe Bolloré est tentaculaire. Un pied dans la production des systèmes de contrôles des flux et de surveillance des populations, un autre dans l’industrie extractiviste, les énergies fossiles ou l’huile de palme en pillant l’Afrique et l’Asie. Expropriation des terres et dépossession de la valeur comme soubassement néocolonial au service d’une machine de propagande d’extrême droite. Cette entreprise de conquête hégémonique de nos imaginaires est désormais…
Auteur: dev

