Ce mardi 17 février 2026, une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale en l’hommage du militant d’extrême droite Quentin Deranque.
L’étudiant de 23 ans est décédé à la suite de ses blessures lors d’une rixe opposant militants d’extrême droite et militants antifascistes à Lyon, le 12 février, survenue en marge d’une action du collectif identitaire Némésis contre la tenue d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Alors que la majorité des médias et politiques pointent la responsabilité de l’extrême-gauche et que la mort tragique de Quentin Deranque est instrumentalisée comme jamais, les chercheurs peinent à rappeler les faits. Pourtant, lorsque vous lisez les études sur la violence politique en France, 90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite. Un “deux poids, deux mesures” qui, comme le montre notre analyse, joue largement en faveur de la progression de l’extrême droite française.
Les faits vs l’indignation sélective
Si de nombreux élus et médias se sont empressés de pointer LFI du doigt (“C’est manifestement l’ultragauche qui a tué”, a déclaré le ministre de la justice, Gérald Darmanin dimanche 15 février), il faut souligner que l’enquête ne fait que commencer, et que les analyses de vidéos sont toujours en cours. “À ce stade, l’enquête cherche à identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels, en se basant non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police. Puis des interpellations seront effectuées”, a tempéré Thierry Dran, le procureur de Lyon, dans les pages du Monde. “Une enquête criminelle, ça ne peut pas se faire en quelques jours”.
S’il est encore trop tôt pour connaître toute la vérité sur cette mort tragique, le récit porté par le collectif d’extrême droite Némésis,…
Auteur: Sophie Kloetzli et Thibaut Schepman

