920 millions de personnes pourraient être confrontées à des conflits liés aux cours d’eau d’ici à 2050 : ce que notre étude a révélé en Afrique

Le projet de grand barrage de la Renaissance éthiopienne sur le Nil est entré en service en février 2022. Il a renforcé les tensions entre l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte. Ces trois pays sont les plus dépendants de l’eau du Nil. Le Soudan et l’Égypte considèrent le barrage de 4,6 milliards de dollars comme une menace pour leur approvisionnement vital en eaux. L’Éthiopie le considère comme essentiel à son développement.

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres conflits qui peuvent surgir entre des États qui partagent des bassins fluviaux. Et ces conflits risquent fort de devenir plus fréquents avec l’augmentation des températures mondiales.

Des centaines de rivières sont partagées entre deux ou plusieurs pays. Le partage des eaux peut être une source de coopération ou de conflit. Cela dépend des conditions économiques, culturelles et institutionnelles. Il dépend également des relations historiques entre les pays.

Bien que la coopération l’emporte historiquement sur le conflit et que des conflits internationaux violents à grande échelle n’aient pas eu lieu jusqu’à présent, les tensions autour de l’eau existent depuis longtemps. Elles augmentent dans plusieurs bassins fluviaux.

L’Afrique compte 66 bassins fluviaux transfrontaliers. Il s’agit notamment du bassin du Nil et des bassins du Juba-Shebelle et du lac Turkana dans la Corne de l’Afrique. Le risque de conflit peut augmenter avec la croissance démographique, l’intensification de l’utilisation de l’eau et les changements climatiques.

Il n’existe pas de consensus sur les mécanismes précis qui alimentent les conflits dans ces bassins. Il est toutefois possible d’identifier les bassins où les risques devraient s’aggraver. Pour ce faire, on peut combiner les données sur les conditions de risque de conflit identifiées dans la littérature existante.

Dans une étude récente que j’ai menée avec trois chercheurs en systèmes d’eau de l’IHE Delft, de l’université…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Sophie de Bruin, Researcher in Environmental Change, Vrije Universiteit Amsterdam

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