« À Averdon, l’eau du robinet n’est plus potable »


Dans le Loir-et-Cher, Bertrand Monier revient sur son combat quotidien et celui de ses collègues paysans pour lutter contre les pratiques agricoles intensives polluant l’eau de leurs communes. Les solutions, dit-il, on les connaît depuis longtemps !


« Les habitants des communes d’Averdon et de Villerbon, au nord de Blois, ont une eau non potable à leur robinet depuis le début de l’année. Le taux de nitrate a dépassé la limite autorisée et, pour l’instant, aucune information publique n’a été diffusée auprès de la population ! » C’est Nicolas, élu à la ville et à l’agglomération de Blois, qui m’interpelle un matin alors que nous déposons nos enfants respectifs à l’école. Comment est-ce possible ? Peut-on continuer à distribuer de l’eau non potable sans en informer la population ? Les personnes à risque ? Les femmes enceintes ?

Les autorités savent depuis longtemps que la situation est catastrophique, et pourtant rien n’est fait.

J’appelle un collègue paysan, Olivier, installé sur la commune d’Averdon, qui consacre ses dernières années d’activité à réfléchir à ses pratiques pour préserver la Cisse, la rivière qui traverse une partie de la plaine céréalière de la Beauce. Il m’explique que les autorités savent depuis longtemps que la situation est catastrophique, et pourtant rien n’est fait. En 2012, un syndicat du bassin de la Cisse a été créé. Beaucoup d’argent a été pensé pour réaliser une étude sur les impacts de l’agriculture intensive. Mais, depuis, le rapport est resté dans un tiroir et rien n’a été fait pour faire évoluer les pratiques.


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Le problème ne se résume pas aux…

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