À bas l'État, les flics et les fachos…

Le 9 novembre 2023, la dissolution de la GALE (Groupe Antifasciste Lyon et Environs) était confirmée par le Conseil d’État. Nous avions publié un long entretien vidéo avec certains de ses membres ici.. Les éditions Burn Août ont eu l’idée, extrêmement à propos, de raconter l’histoire de ce groupe et de ses luttes. La tâche a été déléguée au meilleur micro-trotteur de France, Olivier Minot, qui s’est attelé à recueillir les voix et paroles des premiers concernés. Le livre est désormais dans les tuyaux et paraîtra au mois de septembre. L’édition indépendante étant ce qu’elle est… indépendante, elle repose d’abord sur ses lectrices et lecteurs. Une campagne de lancement a donc été lancée par ici. Nous publions quelques bonnes feuilles pour l’occasion.

Après l’avoir suspendue lors d’une procédure de référé liberté, la jugeant trop attentatoire à la liberté de réunion et d’association, le Conseil d’État finit par la valider sur le fond. Cela implique une interdiction pour la GALE de communiquer en son nom, que ce soit via les réseaux sociaux, la presse ou par la publication de textes politiques. De même, les membres désignées comme appartenant au groupement de fait (sur la base de renseignements policiers) sont passibles du délit de reconstitution de ligue dissoute s’iels continuent de s’organiser politiquement ensemble.

Cette dissolution est rendue possible par la loi séparatisme de 2021, et s’inscrit dans un mouvement de fort accroissement de telles décisions. En fait, il y a eu plus de dissolutions sous Macron que dans toute l’histoire. Cet outil destiné originairement à lutter contre les ligues fascistes dans les années 1930 aura fini par se retourner contre les groupes antifascistes. Il ne s’agit pas d’un dévoiement malheureux, la dissolution administrative a toujours été utilisée pour essayer de mater l’ennemi intérieur.

« Et même si rien ne…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev