Le chef de l’ONU a dressé un constat sans détour. « L’ère des combustibles fossiles touche à sa fin et les énergies propres prennent leur essor. Faisons en sorte que cette transition soit juste, rapide et définitive », a-t-il dit vendredi lors d’une table ronde sur la transition énergétique à Belem, qui abritera du 10 au 21 novembre le prochain sommet mondial sur le climat.
La révolution du renouvelable est là
Les énergies vertes représentent désormais 90 % des nouvelles capacités de production d’électricité, et les investissements dans le secteur ont atteint 2 000 milliards de dollars l’an dernier – soit 800 milliards de plus que pour les combustibles fossiles.
« La révolution des renouvelables est là », a affirmé M. Guterres. « Mais nous devons aller beaucoup plus vite – et veiller à ce que tous les pays en bénéficient ».
Il a appelé à une transition d’ici à 2030 fondée sur trois grands piliers : tripler les capacités d’énergies renouvelables, doubler l’efficacité énergétique, et accompagner les pays dépendants du pétrole, du charbon ou du gaz.
Le compte à rebours climatique
Même les engagements actuels ne suffisent pas. Selon les projections des Nations Unies, la température mondiale devrait encore dépasser les 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, même si tous les plans nationaux de réduction des gaz à effet de serre étaient appliqués.
« Cela signifie plus d’inondations, plus de chaleur, plus de souffrance – partout », a averti le Secrétaire général. Pour espérer revenir sous la barre de 1,5 °C d’ici la fin du siècle, « les émissions mondiales doivent diminuer de près de moitié d’ici 2030, atteindre la neutralité carbone en 2050, puis devenir négatives ensuite ».
Replacer l’humain au centre
Pour y parvenir, António Guterres a appelé« aligner les lois, politiques et incitations sur une transition énergétique juste, et supprimer les subventions aux…
Auteur: Nations Unies FR

