« Les conflits n’ont jamais été aussi nombreux depuis la création de l’ONU », a constaté le Secrétaire général, António Guterres, à l’ouverture du sommet. Un avertissement solennel soulignant le besoin croissant du maintien de la paix, au moment même où son utilité est, plus que jamais, remise en cause.
Ouverture de la réunion ministérielle biennale sur les opérations de maintien de la paix, à Berlin.
Organisée à Berlin sous l’égide de l’Allemagne, cette conférence de haut niveau réunit pendant deux jours les ministres des affaires étrangères et de la défense de plusieurs dizaines d’États membres, autour d’un objectif commun : adapter les opérations de paix aux réalités d’un monde fragmenté, où les mandats se multiplient et où les moyens stagnent, voire déclinent.
Le multilatéralisme à l’épreuve du terrain
Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général a fait l’éloge de l’universalité du maintien de la paix onusien. « Les soldats de la paix viennent des quatre coins du monde. Mais ils se mobilisent autour d’un engagement commun : celui de promouvoir la paix », a-t-il dit, saluant leur rôle dans la protection des civils, l’appui aux processus électoraux ou encore la mise en œuvre des cessez-le-feu.
À l’heure où les missions déployées au Liban, en République centrafricaine ou en République démocratique du Congo sont confrontées à une hostilité locale croissante et à des menaces asymétriques, le chef de l’ONU insiste sur la nécessité d’une modernisation en profondeur. « Nous devons aux soldats de la paix – et aux populations qu’ils protègent – de renforcer les moyens dont ils disposent pour faire advenir la paix », a-t-il affirmé, après avoir invité l’assemblée à observer une minute de silence en hommage aux 4.400 Casques bleus morts en mission…
Auteur: Nations Unies FR

