Devant la presse dans la capitale libanaise, António Guterres a décrit un pays pris dans l’engrenage d’un conflit régional déclenché par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, lancée le 28 février.
Les tirs de roquettes du Hezbollah vers Israël, menés en soutien à Téhéran, ont été suivis d’une campagne de bombardements israéliens qu’il a qualifiée de « dévastatrice » et qui « rend de vastes portions du Liban inhabitables ».
« Le peuple libanais n’a pas choisi cette guerre. Il y a été entraîné », a insisté le Secrétaire général des Nations Unies.
Au cœur de cette confrontation, les civils paient le prix le plus lourd. « La guerre doit s’arrêter », a-t-il martelé, rappelant qu’« il n’existe pas de solution militaire » au conflit qui se propage à travers le Moyen-Orient, seulement une issue diplomatique qui serait conforme à la Charte des Nations Unies.
Civils pris au piège
Le chef de l’ONU a souligné les conséquences humaines de l’escalade, de part et d’autre de la Ligne bleue – la ligne de démarcation entre le sud du Liban et le nord d’Israël, surveillée par la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
En Israël, les habitants ont dû se réfugier dans les abris face aux roquettes du Hezbollah. Au Liban, les bombardements ont fait des centaines de morts, « dont de nombreux enfants ».
Plus de 800 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers dans le sud du pays ou dans les quartiers visés de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite, après les ordres d’évacuation massifs émis par l’armée israélienne.
Au cours de sa visite, António Guterres s’est rendu dans un centre d’accueil pour déplacés. « J’ai été profondément attristé par les témoignages des personnes déplacées que j’ai rencontrées aujourd’hui dans un abri », a-t-il confié.
Violations persistantes le long de la frontière
Le Secrétaire général a…
Auteur: Nations Unies FR

