« Je dois dire que je suis arrivé le cœur lourd », a déclaré Volker Türk. « Mais je vois se profiler les signes d’un nouveau départ », a-t-il ajouté.
La veille, le haut fonctionnaire s’était rendu à Damas pour sa toute première visite en Syrie. A cette occasion, il a appelé à reconsidérer de toute urgence les sanctions dont fait l’objet le pays, suite notamment à une réunion constructive avec le chef des autorités de transition.
Une note d’espoir
Au Liban, M. Türk s’est montré plein d’espoir face aux développements récents dans le pays.
« Le cessez-le-feu d’une importance cruciale entre le Liban et Israël continue de tenir dans l’ensemble, malgré des rapports inquiétants sur la poursuite des démolitions par les forces israéliennes dans les villes et villages du sud du Liban », a-t-il noté.
Le Haut-Commissaire a également salué l’élection, le 9 janvier, d’un nouveau chef d’Etat, Joseph Aoun, et la désignation d’un Premier ministre, Nawaf Salam. Cette nouvelle équipe dirigeante met fin à une impasse politique de deux ans au Liban et ouvre la voie à des réformes, que M. Türk a jugé « indispensables ».
L’heure des réformes
« Il y a un élan actuel en faveur de la stabilité politique, de la reprise économique et de la mise en œuvre depuis longtemps attendue de réformes essentielles pour faire face aux multiples crises socio-économiques et aux inégalités béantes auxquelles le Liban est confronté », a déclaré le responsable.
M. Türk a insisté sur la nécessité de respecter pleinement la liberté d’expression et d’association dans le pays, de lutter contre la discrimination, d’améliorer la participation et la représentation des femmes, de garantir une pleine égalité des sexes, de reconnaître et d’inclure les personnes handicapées et de garantir la protection des personnes marginalisés et à risque.
« Le respect des droits humains nécessite un investissement spécifique et…
Auteur: Nations Unies FR

