Comme un sentiment de déjà-vu. Plus d’un an après la dissolution ratée d’Emmanuel Macron, suivi d’un passage éphémère de Michel Barnier à Matignon, puis d’un gouvernement Bayrou dont les jours sont comptés, la gauche demande au chef de l’Etat de nommer un premier ministre… de gauche. A nouveau.
Le vote de confiance, convoqué le 8 septembre par François Bayrou, est venu chambouler une rentrée qui s’annonçait déjà incertaine. A l’université d’été du PS, à Blois, la nouvelle crise politique qui commence occupe les discussions à la halle aux grains, qui accueille l’événement, entre deux averses. Si le premier ministre tend la main aux oppositions pour venir discuter la semaine prochaine et tenter de trouver un compromis qui sauverait sa tête, on comprend que la gauche a déjà tourné la page – le PS ira à Matignon mais n’entend toujours pas voter la confiance – et envisage la suite. Ou plutôt se prépare, si Emmanuel Macron se rappelle que le Nouveau front populaire est le bloc arrivé en tête des législatives 2024.
« Nous sommes volontaires pour être les suivants » lance Olivier Faure
Après une table ronde qui a rassemblé à peu près toute la gauche, sauf LFI, avec qui la rupture est consommée, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a résumé le ton, qui est dans tous les esprits : « Nous sommes volontaires pour être les suivants ». Une offre de service en somme.
« Avec cette grande famille de la…
Auteur: François Vignal

