Une nouvelle flottille vers Gaza doit lever l’ancre, samedi 27 septembre, de Catane, en Sicile. Une dizaine de navires de taille modeste, embarquant environ 70 personnes, ont été regroupés par l’initiative Thousand Madleens to Gaza (TMTG), alliée à la Freedom Flotilla Coalition. Cette alliance issue de la société civile d’une dizaine de pays, dont la France, affiche une mission : « Briser le blocus illégal et mortel imposé à Gaza par Israël. »
À bord, l’essentiel des forces propalestiniennes devrait être composé de militants internationalistes, antifascistes et antiracistes. Une dizaine d’élus seront également embarqués — un par bateau — dont trois Françaises : la députée européenne écologiste Mélissa Camara et les députées insoumises Alma Dufour et Farida Amrani. Minoritaires, les militants issus des mouvements écologistes sont toutefois bien présents, revendiquant une articulation évidente entre leurs luttes et le secours aux Palestiniens.
C’est le cas d’Esther Le Cordier, passée par Youth for Climate et qui, à 21 ans, est membre de la coordination nationale de TMTG. « Si on ne lie pas la question écologiste aux questions décoloniales, on oublie la moitié du travail », dit-elle. Pour elle, le massacre en cours orchestré par l’armée israélienne s’inscrit dans une lutte plus large contre l’oppression des pays du Sud.
Dénoncer l’usage de « l’arme de la faim »
« La question de l’extractivisme est centrale : notre manière de vivre dépend de l’extraction des ressources et l’exploitation du Sud global. On envoie cette flottille en Palestine pour lutter contre un génocide, mais elle est ouvertement internationaliste : on l’enverra au Soudan, au Congo ou à Haïti, où des millions de personnes sont victimes de famines et des mêmes maux systémiques : l’exploitation des gens et des ressources au nom d’intérêts économiques », développe-t-elle.
Auteur: Vincent Lucchese

