Au terme d’entretiens qualifiés de « francs et constructifs » avec le dirigeant chypriote grec, Nikos Christodoulides, et le dirigeant chypriote turc, Tufan Erhürman, M. Guterres a estimé que la priorité n’était plus seulement de rechercher un accord politique, mais d’abord de restaurer la confiance entre les deux camps.
« Le moment est venu de tout mettre en œuvre pour rétablir la confiance », a-t-il déclaré à la presse, appelant les deux dirigeants à mettre en place des mesures susceptibles « d’améliorer concrètement le quotidien de tous les Chypriotes ».
Une nouvelle tentative après des années d’impasse
Divisée depuis 1974, Chypre demeure l’un des plus anciens conflits non résolus d’Europe. Malgré plusieurs cycles de négociations sous l’égide des Nations Unies, dont six réunions organisées depuis 2017 en Suisse, en Allemagne et aux États-Unis, aucun règlement politique n’a pu être trouvé.
M. Guterres entend désormais réunir une nouvelle conférence au format dit « 5+1 », qui rassemble les dirigeants des communautés chypriote grecque et chypriote turque, les trois puissances garantes – la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni – ainsi que les Nations Unies.
Cette rencontre n’a toutefois pas encore de calendrier. Elle sera précédée de consultations destinées à préparer le terrain, tant sur les mesures de confiance que sur la méthode de négociation et les questions de fond. « J’ai décidé de convoquer une nouvelle réunion […] en tenant compte des convergences déjà obtenues », a annoncé le Secrétaire général.
Selon lui, les deux dirigeants lui ont confirmé leur volonté de poursuivre le dialogue avec son envoyée personnelle, María Ángela Holguín, chargée depuis 2024 d’explorer les possibilités d’une reprise des négociations.
« Les Chypriotes veulent des progrès »
Au-delà des discussions officielles, M. Guterres affirme avoir entendu un message récurrent de la…
Auteur: Nations Unies FR

