À Dakar, six jeunes réfugiés entrent dans l’histoire olympique

Ils ont entre 15 et 17 ans, vivent au Kenya ou en Ouganda et n’ont pas de pays à représenter. Mais samedi, lorsque s’ouvriront les Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar, six jeunes réfugiés défileront sous les couleurs du drapeau olympique. Trois filles, trois garçons, réunis par une histoire commune, celle de l’exil, mais aussi d’un talent sportif que le déracinement n’a pas suffi à étouffer.

Pour la première fois, selon un communiqué du HCR, une équipe de réfugiés participera à cette compétition, organisée jusqu’au 13 novembre au Sénégal. L’événement est doublement historique. Jamais encore le continent africain n’avait accueilli de Jeux olympiques, toutes catégories confondues. Quelque 2 700 athlètes venus du monde entier sont attendus à Dakar, ainsi que sur les sites de Diamniadio et de Saly.

Dix ans après la première équipe olympique de réfugiés aux Jeux de Rio, en 2016, le mouvement olympique franchit ainsi une nouvelle étape. Mais derrière les célébrations, le HCR entend rappeler une réalité moins glorieuse : pour des millions de jeunes contraints de fuir leur foyer, la possibilité même de pratiquer un sport demeure un privilège.

De l’exil à la compétition

Ils s’appellent Arno, Clement, Florence, Lourance, Nyataba et Rachid. Quatre d’entre eux vivent au Kenya, deux en Ouganda. Ils concourront en athlétisme, en judo et en taekwondo.

Parmi eux, Florence Masumbe et Rachid Rochene, deux sprinteurs de 16 ans originaires de République démocratique du Congo, ont grandi en Ouganda après avoir fui leur pays avec leurs familles. Florence a découvert l’athlétisme à l’école, avant d’être repérée dans le cadre d’un programme destiné aux jeunes réfugiés. Rachid, lui, a grandi dans un quartier de Kampala, la capitale ougandaise.

Leur sélection est le fruit d’un dispositif qui a permis à plus de 2 000 participants de prendre part à des épreuves régionales en Ouganda,…

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Auteur: Nations Unies FR