À Doha, mercredi, la question de la justice sociale s’est imposée au centre des débats du deuxième Sommet mondial sur le développement social. Réunis pour un forum de haut niveau, ministres, responsables onusiens et représentants des entreprises, des syndicats et de la société civile ont cherché à donner corps à la Déclaration politique de Doha, adoptée la veille, en appelant à une action concertée contre les inégalités, pour le travail décent et l’inclusion sociale.
Depuis la création de la Coalition mondiale pour la justice sociale en 2023, les gouvernements et leurs partenaires ont accru leurs efforts pour réduire les fractures économiques et sociales. Des avancées sont visibles en matière d’éducation, d’espérance de vie et d’égalité entre les sexes. Mais les discriminations, les exclusions et les atteintes aux droits des travailleurs demeurent profondément enracinées dans de nombreux pays.
Pas des rêves, mais des droits
Pour la présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Annalena Baerbock, la justice sociale ne saurait être reléguée au rang d’utopie. « Nous avons tous des rêves », a-t-elle rappelé, évoquant les encouragements de son enfance et la promesse que « le travail acharné pouvait tout rendre possible ».
« Mais nous savons que ce n’est pas vrai pour tout le monde. Le monde tel qu’il est n’est pas égalitaire. Il n’est pas juste. Le monde n’est pas juste ».
Elle a mis en garde contre les perspectives bouchées de millions de jeunes confrontés à la pauvreté, au manque d’éducation, aux conflits et à la discrimination. « Ce ne sont pas seulement des rêves. Ce sont des droits », a-t-elle insisté, appelant États, secteur privé et société civile à « mettre fin à ces injustices une fois pour toutes ».
Une vendeuse de fleurs âgée à Yogyakarta, en Indonésie. Selon les estimations de l’ONU, 58 % des personnes…
Auteur: Nations Unies FR

