Pour ceux qui ne connaissent les A.E.S.H., ce sont les personnes qui accompagnent les enfants fragiles, les enfants qui ont, soit des handicaps, soit des difficultés fortes d’apprentissage.
Ces personnels sont à l’école avec des élèves à suivre. Un deux ou trois élèves selon que ceux-ci ont besoin de quelques heures ou d’un temps complet pour les aider.
Ces personnels étaient gérés par l’éducation nationale, sous un système qui s’appelait le P.I.A.L.. L’état a décrété qu’il passerait du P.I.A.L. au P.A.S..
La représentation nationale, sénateurs et députés avaient voté contre ce changement.
Un décret l’a validé et les A.E.S.H. qui n’étaient pas d’accord avec, ont été virées et forcées de faire leur mois de préavis.
Il faut savoir que la principale mesure de ce P.A.S. est que ces personnels, en cas d’absence d’une leurs collègues, dans un établissement situé dans un rayon de moins de 20 kilomètres, doivent se désigner pour aller le remplacer sans aucun frais de déplacement, sans véhicule de service, à leurs frais.
Ce système est d’autant plus injuste que la quasi-totalité des A.E.S.H. sont des femmes, en temps partiel non-choisi, dans la majeure partie des cas à 21h par semaine, c’est-à-dire, des sous-emplois qui ne permettent pas de vivre correctement de leur travail.
Ce changement signifie que quand on les déplace en remplacement, sans les défrayer, le sous-emploi devient à la limite du bénévolat , qui ne permet plus de faire vivre ses enfants.
Pour couronner le tout, ces personnels majoritairement, voire en quasi-totalité sont des femmes. Par ces salaires miséreux et cette précarisation accentuée, elles sont contraintes d’être dépendantes de leurs compagnes ou compagnons pour avoir des revenus potables,et, quand elles sont seules, de vivre dans la misère.
Précaires, pauvres, et dépendants, beau triptyque républicain !
Voilà comment l’état par intermédiaire des…
Auteur:
