L’Etat et le techno-capitalisme, toujours alliés pour le pire.
L’extrême droite, si elle a effectivement le pouvoir, n’aurait même pas besoin de créer de nouveaux outils de merde pour servir sa politique raciste nauséabonde, le macronisme et les gouvernements précédents ont déjà armé l’Etat de tout l’arsenal législtatif et techno-numérique nécessaire, avec la bénédiction de « la-république » et de « la-démocratie », exemple à France Travail (nom aux relents pétainistes) :
À France Travail, l’essor du contrôle algorithmique
« Score de suspicion » visant à évaluer l’honnêteté des chômeur·ses, « score d’employabilité » visant à mesurer leur « attractivité », algorithmes de détection des demandeur·ses d’emploi en situation de « perte de confiance », en « besoin de redynamisation » ou encore à « risque de dispersion »… France Travail multiplie les expérimentations de profilage algorithmique des personnes sans emploi.
Après avoir traité de l’utilisation par la CAF d’un algorithme de notation des allocataires, nous montrons ici que cette pratique est aussi partagée par France Travail, ex-Pôle Emploi. À France Travail, elle s’inscrit plus largement dans le cadre d’un processus de numérisation forcée du service public de l’emploi. Retrouvez l’ensemble de nos publications sur l’utilisation par les organismes sociaux d’algorithmes à des fins de contrôle social sur notre page dédiée et notre Gitlab.
Au nom de la « rationalisation » de l’action publique et d’une promesse « d’accompagnement personnalisé » et de « relation augmentée », se dessine ainsi l’horizon d’un service public de l’emploi largement automatisé. Cette automatisation est rendue possible par le recours à une myriade d’algorithmes qui, de l’inscription au suivi régulier, se voient chargés d’analyser nos données afin de mieux nous évaluer, nous trier et nous classer. Soit…
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