« On n’aura pas de seconde chance. » Cyrielle Chatelain, présidente du groupe des Écologistes à l’Assemblée nationale, a tiré, la semaine dernière, dans nos colonnes, le signal d’alarme. Grâce à une mobilisation historique et à un front républicain, le pire a été évité. Le Rassemblement national, à qui les sondages promettaient une victoire, n’a finalement pas obtenu de majorité au Palais-Bourbon. Pourtant, loin d’une défaite en rase campagne, ce résultat ne doit pas masquer une nouvelle nette progression de l’extrême droite. De 89 à 143 députés en deux ans. Surtout, le RN s’implante de plus en plus dans nombre de territoires historiquement de gauche, souvent ruraux et populaires.
Spatialiser le vote, c’est occulter des enjeux sociaux beaucoup plus forts en termes d’inégalités et de différences de classes.
B. Coquard
Comment faire, alors, pour contrer cette progression ? Cette question, plus que jamais centrale, déchire aujourd’hui la gauche. Pour caricaturer, on a d’un côté la stratégie portée par Jean-Luc Mélenchon, consistant à concentrer davantage les efforts sur les quartiers populaires, les abstentionnistes et une jeunesse plutôt diplômée ; de l’autre celle de François Ruffin, qui souhaite faire refluer le RN dans des territoires populaires plus ruraux, en axant son discours sur le travail et les classes ouvrières, quitte, parfois, à éluder d’autres sujets.
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Pourtant, ces deux stratégies, seules, sont dans l’impasse. « Les résultats du 7 juillet posent une vraie question à la gauche. D’un côté, les ‘fâchés’ ont continué à voter facho. De l’autre, la forte participation a plutôt bénéficié…
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Auteur: Hugo Boursier

