À gauche, le casse-tête de la candidature

Primaire et mat

L’idée d’une primaire revient régulièrement dans le débat à gauche. C’est le pari défendu autour de Lucie Castets avec le « Front populaire 2027 », mais aussi par Olivier Faure – sans majorité au Parti socialiste, dont l’un des courants, celui de Boris Vallaud, vient de claquer la porte de la direction –, Marine Tondelier, François Ruffin ou Clémentine Autain. Sur le papier, la méthode paraît idéale : départager démocratiquement les candidatures, mobiliser les électeurs et donner une légitimité populaire au vainqueur.


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La primaire socialiste de 2011, qui avait permis l’émergence de François Hollande, reste souvent citée comme un modèle, mais le traumatisme de 2017 pèse lourd. Cette fois-là, Benoît Hamon était sorti affaibli d’un processus qui avait surtout exposé les fractures internes du PS. Depuis, beaucoup redoutent qu’une nouvelle primaire ne tourne à la guerre civile télévisée. Car les divergences entre sociaux-démocrates, écologistes, insoumis et tenants d’une ligne plus « républicaine » ou « souverainiste » dépassent désormais les simples nuances. Immigration, Europe, laïcité, Ukraine ou stratégie économique : les désaccords touchent parfois à des visions du monde incompatibles.

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Auteur: Pierre Jacquemain

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