Mais le temps qui passe, le manque criant d’engins lourds et la présence de munitions non explosées compliquent chaque jour davantage les opérations de recherche et d’extraction, ont expliqué à ONU Info plusieurs personnes engagées dans cette tâche.
Dans un quartier de Gaza-ville, une pelleteuse dégage lentement les gravats d’un immeuble détruit. Autour d’elle, des secouristes et des habitants inspectent les décombres, à la recherche de victimes ensevelies depuis parfois plus de deux ans.
« On pensait que ce bâtiment abritait les dépouilles de 44 victimes », a déclaré Asaad Shreim, membre d’une équipe locale. « Jusqu’à présent, nous n’avons pu en retrouver que 13, alors que les habitants et les équipes de la défense civile avaient pu en extraire le plus grand nombre dans les heures suivant le bombardement. »
L’attente interminable d’une famille
Ramez Nabhan a perdu sa femme, ses enfants et plusieurs autres membres de sa famille pendant la guerre entre Israël et le Hamas.
Parmi les personnes présentes figure Ramez Nabhan. Les yeux tournés vers les excavations, il espère retrouver les corps des membres de sa famille tués lorsqu’un bombardement a détruit leur immeuble au début de la guerre.
« J’étais père de trois enfants et j’avais une épouse ; je les ai tous perdus au début du conflit », a déclaré M. Nabhan. « Plusieurs missiles se sont abattus sur ce bâtiment ; les habitants et les équipes de la défense civile ont pu récupérer certains corps, dont ceux de mon fils, de mon oncle et de sa femme. »
Selon les Nations Unies, l’enlèvement des millions de tonnes de gravats est fortement ralenti par les restrictions israéliennes sur l’entrée d’engins lourds, auxquelles s’ajoute le danger représenté par les munitions non explosées enfouies sous les décombres.
Une douleur qui resurgit
M. Nabhan explique que le…
Auteur: Nations Unies FR

