Abdullah al-Khawaja, diplômé en génie électrique et déplacé de Rafah à Khan Younis, se tient désormais derrière un petit étal d’épices, après avoir perdu la trajectoire professionnelle qu’il poursuivait depuis des années.
« Après des années d’efforts à l’université, nous avions des rêves et des ambitions à réaliser », explique M. al-Khawaja. « Mais avec la guerre, tous ces rêves ont été détruits et tous les liens avec nos ambitions ont été coupés ».
Comme beaucoup d’autres, il a été contraint de se tourner vers ce que l’on appelle « l’économie de survie », acceptant des emplois bien en deçà de ses aspirations de jeune diplômé, a-t-il confié au correspondant d’ONU Info à Gaza.
Ayham Al-Najjar travaille dans un stand vendant des bonbons et des boissons à Khan Younis, dans la bande de Gaza.
Des rêves d’études à la vente de sucreries
Sur le même marché, Ayham al-Najjar, qui espérait autrefois faire carrière dans la comptabilité, travaille à un étal de sucreries et de boissons pour subvenir aux besoins de sa famille.
« Je rêvais de terminer mes études universitaires, de travailler et de construire une vie décente, mais la guerre est arrivée », dit-il. « J’ai commencé à travailler sur un étal pour gagner ma vie ».
Mustafa Sallouh, un autre diplômé universitaire, vend des produits d’entretien dans la rue, après un bouleversement radical de sa situation.
« Je rêvais d’une vie meilleure que cette réalité actuelle », partage-t-il. « À cause des conditions de la guerre, je vends aujourd’hui du détergent pour subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. Nous vivons une vie que nous n’aurions jamais imaginée ».
Mustafa Salouh travaille…
Auteur: Nations Unies FR

