S’exprimant depuis l’enclave palestinienne, Salim Oweis, porte-parole de l’UNICEF, partage les récits des Gazaouis qui décrivent les souffrances quotidiennes des enfants, ainsi que les expériences de « parents désespérés », ceux qu’il a rencontrés cette semaine lors d’une mission de terrain.
« J’essaie de nettoyer ses blessures, mais ma fille hurle de douleur », rapporte Salim Oweis, en évoquant un cycle de détresse dans lequel les plus jeunes semblent enfermés. Les conditions de vie, marquées par l’insalubrité et la précarité, aggravent encore la prise en charge des blessures et des maladies.
Une jeune mère palestinienne, Areej Musbah, tient son bébé qui a été griffé par un rat à l’intérieur de leur tente.
Mordus par les rats
Parmi les récits recueillis cette semaine, celle de Hind illustre cette réalité. Sa fille de quatre ans, Masa, ne dort plus depuis qu’elle a été mordue par un rat une nuit.
Un autre témoignage partagé avec l’UNICEF décrit une situation similaire. Abdel Aleem a raconté que son fils de 8 mois, Ahmad, et sa belle-sœur enceinte avaient tous deux été mordus il y a quelques semaines.
La famille a été contrainte de recourir à des sacs de sable tout autour de la tente pour tenter de se protéger. « Mais les rats les rongent tout simplement – il est vain d’essayer de les en empêcher », a affirmé M. Oweis.
Le fil conducteur de ces témoignages illustre le « désespoir profond » des parents qui ne se sentent plus capables de protéger la santé et la sécurité de leurs enfants.
Maladies de la peau, infections respiratoires, diarrhées aiguës
Ces récits individuels révèlent aussi une réalité plus large : celle d’un environnement précaire et insalubre. Les déchets solides s’accumulent de jour en jour. Tout comme les décombres, ils devraient être évacués en…
Auteur: Nations Unies FR

