Mercredi, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a tiré la sonnette d’alarme sur l’état des hôpitaux gazaouis, affirmant que ses équipes médicales ne sont plus en mesure de répondre aux besoins les plus élémentaires de la population.
« Des enfants meurent sous nos yeux parce que nous n’avons pas les fournitures médicales ou la nourriture nécessaire pour les soigner », a déclaré Louise Wateridge, porte-parole de l’UNRWA.
Selon l’agence onusienne, près de 60 % des fournitures médicales essentielles sont aujourd’hui en rupture de stock. Les traitements contre l’hypertension, les infections, les maladies parasitaires, les affections oculaires ou cutanées, ainsi que les antibiotiques pour adultes sont devenus inaccessibles.
Déplacements forcés vers une zone « surpeuplée »
Dans le même temps, de nouveaux ordres d’évacuation émis par l’armée israélienne ont contraint des dizaines de milliers de Palestiniens à fuir leur domicile ces derniers jours. Nombre d’entre eux ont été sommés de se diriger vers la zone côtière d’Al-Mawasi, déjà « surpeuplée » selon le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
Cette zone, située à proximité de Khan Younès, dans le sud de l’enclave, est largement dépourvue d’infrastructures vitales. L’OCHA rappelle qu’entre le 18 mars et le 11 avril, elle a été le théâtre de près de 20 frappes aériennes ayant visé des déplacés vivant sous tente.
Services médicaux réduits au strict minimum
À ce jour, seules six cliniques et 22 points médicaux fixes de l’UNRWA restent opérationnels dans l’enclave, auxquels s’ajoutent 22 équipes mobiles. Plus de la moitié des installations de l’agence se trouvent aujourd’hui dans des zones sous contrôle militaire israélien et sont concernées par des ordres de déplacement.
Malgré les restrictions, l’agence affirme avoir assuré plus de neuf millions de consultations médicales depuis le…
Auteur: Nations Unies FR

