Autour de lui, d’autres enfants jouent encore entre les immeubles endommagés et les rues poussiéreuses. Mais l’atmosphère des fêtes de l’Aïd semble lointaine.
« Je vends du café pour subvenir aux besoins de ma famille », raconte Mohammad Ashour. « Avant, pendant l’Aïd, c’était un moment de joie. Nous sortions nous promener, nous allions dans les parcs, les restaurants et à la mer. Mais aujourd’hui, avec la guerre, l’Aïd est devenu un jour ordinaire comme les autres. »
Dans d’autres rues de Gaza-ville, Wasim Aliwa interpelle les passants d’une voix encore enfantine pour vendre du chocolat. Avant la guerre, explique-t-il, l’Aïd était synonyme de sorties en famille et d’achats de vêtements neufs.
L’enfant Wasim Aliwa vend du chocolat pendant l’Aïd pour aider sa famille à couvrir les dépenses du foyer.
« Avant la guerre, pendant l’Aïd, nous sortions acheter des vêtements. Mais maintenant, rien ne va bien », confie-t-il.
Malgré tout, l’enfant garde l’espoir de jours meilleurs. « J’espère que le prochain Aïd sera beau, qu’il y aura des jouets et tout le reste, et que nous pourrons enfin acheter les vêtements que nous n’avons toujours pas pu acheter. »
Traditionnellement marqué par les rassemblements familiaux, les habits neufs et le partage de nourriture, l’Aïd al-Adha se déroule cette année dans un contexte humanitaire dramatique à Gaza. De nombreux enfants vivent au milieu des décombres, font la queue devant les cuisines communautaires pour obtenir de la nourriture ou transportent des jerricans d’eau, alors que les services essentiels restent gravement perturbés.
Des enfants jouant au football parmi les décombres à Gaza-Ville.
Le Fonds des Nations Unies pour…
Auteur: Nations Unies FR

