Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre dernier entre Israël et le Hamas, le groupe à la tête du territoire depuis 2007, la santé des Gazaouis demeure précaire, après deux ans d’une guerre sans merci dans laquelle plus de 70 000 d’entre eux ont été tués et plus de 170 000 blessés, selon les autorités locales.
Un système de santé au bord de la rupture
« Le système de santé reste extrêmement fragile », a déclaré vendredi la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Hanan Balkhy, lors d’une conférence de presse à Genève. Les stocks de médicaments essentiels, de matériel de traumatologie et de fournitures chirurgicales sont désormais à des niveaux critiques, tandis que les pénuries de carburant continuent d’entraver le fonctionnement des hôpitaux.
La moitié des établissements hospitaliers de Gaza ne fonctionne plus. Selon l’OMS, 18 des 36 hôpitaux de l’enclave sont actuellement hors service. Dans ceux qui continuent de fonctionner, les réserves s’effondrent. Près de la moitié des médicaments essentiels et 66 % des consommables médicaux sont désormais totalement épuisés.
Lors du point de presse quotidien de l’ONU à New York, vendredi, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, a également averti que les civils de Gaza restaient exposés à des frappes aériennes, des tirs d’artillerie et des fusillades, provoquant de nouvelles victimes et des destructions. « Comme nous l’avons dit à maintes reprises, en vertu du droit international humanitaire, les civils et les infrastructures civiles doivent toujours être protégés », a-t-il rappelé.
Les évacuations médicales suspendues
Le début de l’offensive israélo-américain en Iran n’a fait qu’aggraver la situation. Ces derniers jours, les évacuations médicales, rares filets de secours pour les cas les plus graves, se sont interrompues. Les passages de Rafah et de Kerem Shalom entre Gaza,…
Auteur: Nations Unies FR

