Depuis le début du mois de mars, pas une once de nourriture n’a été livrée à Gaza, dont les points d’entrée demeurent bloqués par les forces israéliennes. Une situation que Philippe Lazzarini, le chef de l’UNRWA, a une nouvelle fois condamnée sur le réseau social X.
« La faim, d’origine humaine, se propage et s’aggrave de manière délibérée », a affirmé le haut responsable onusien.
Lors d’un point de presse à New York, Stéphane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, a indiqué que plusieurs personnes sévèrement atteintes de malnutrition aiguë avaient été hospitalisées cette semaine à Gaza.
Camions bloqués
En laissant la situation se dégrader, Philippe Lazzarini estime que les autorités israéliennes utilisent l’aide humanitaire comme une « monnaie d’échange » et une « arme de guerre », afin d’infliger « une punition collective » aux habitants de l’enclave palestinienne, qu’il qualifie désormais de « terre du désespoir ».
Malgré la mobilisation des agences humanitaires de l’ONU et de leurs partenaires, près de 3.000 camions chargés de vivres, de médicaments et d’autres biens essentiels attendent toujours une autorisation pour entrer dans Gaza.
En raison des ruptures de stocks nourriture, Stéphane Dujarric a mis en garde contre la fermeture imminente d’un grand nombre de cuisines communautaires, dont 180 d’entre elles continuent de fonctionner quotidiennement à Gaza.
Manque d’accès au gaz de cuisine
Selon le porte-parole, la pénurie de carburant aggrave également la situation alimentaire dans l’enclave.
« Faute de gaz de cuisine, les familles se contentent de brûler du plastique pour cuisiner », a-t-il indiqué.
En théorie, des réserves de gaz sont disponibles en faible quantité à Rafah et dans le nord de Gaza. Mais ces stocks sont situés dans des zones interdites ou sous le coups d’« ordres de déplacement » émis par les forces israéliennes, de sorte…
Auteur: Nations Unies FR

