Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), la surpopulation et les conditions de vie déplorables dans les sites d’accueil aggravent la propagation de ces infestations.
Sur le terrain, les équipes humanitaires ont observé une augmentation des cas d’infections par des ectoparasites (puces et poux) et de varicelle, les difficultés à se procurer des médicaments et des pesticides affectant la capacité à maîtriser le problème.
Surpopulation
Face à cette situation, l’UNRWA reste en alerte et poursuit ses efforts de suivi pour limiter l’extension de ces épidémies dans de nombreux abris d’urgence collectifs.
« Les risques sont accrus en raison de la surpopulation, de la détérioration des systèmes d’assainissement, de la pénurie de produits d’hygiène sur le marché local et des restrictions à l’entrée de produits chimiques », a détaillé l’agence onusienne.
Une femme à Gaza confectionne des sacs et des parasols à partir de sacs de farine de blé vides.
Cercle vicieux
Ce constat rejoint les conclusions du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), qui a rendu compte récemment une évaluation similaire menée en mars dernier sur plus de 1 600 sites d’accueil.
Selon l’OCHA, l’évaluation a montré que 80 % de ces sites présentent une présence fréquente et visible de rongeurs et de nuisibles, tandis que les maladies de peau sont répandues dans près de la moitié d’entre eux, un cercle vicieux qui entame encore plus la résilience des habitants.
Entre le 1er et le 6 avril, le groupe sectoriel de gestion des sites a enregistré une quarantaine d’alertes de ses partenaires, faisant état d’infestations de rongeurs. Ces signalements ont été accompagnés de demandes urgentes pour des produits d’hygiène et de soutien dans la lutte contre les nuisibles.
Pour lutter contre les infestations, les agences de l’ONU…
Auteur: Nations Unies FR

