Chaque mois, plus d’un million de personnes reçoivent une assistance alimentaire. Et pourtant, sous la reprise de cette mécanique humanitaire, la crise demeure entière, prête à ressurgir au moindre faux pas.
Depuis octobre, le Programme alimentaire mondial (PAM) a considérablement intensifié ses opérations. Pour la première fois depuis le début du conflit, plus d’un million de Gazaouis ont reçu chaque mois une ration complète – farine de blé et boîtes de denrées comprises. Plus de 400 000 repas sont servis quotidiennement dans 45 cuisines communautaires, tandis que des kits de prévention de la malnutrition sont distribués à 200 000 femmes enceintes ou allaitantes et à de jeunes enfants. Des centaines de sites de distribution ont rouvert, appuyés par une vingtaine d’entrepôts à l’intérieur de l’enclave.
Ces résultats sont tangibles. Ils tiennent, toutefois, à un équilibre instable. Selon la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un groupe d’experts indépendants faisant autorité en matière de malnutrition, plus des trois quarts de la population restent confrontés à une insécurité alimentaire de niveau critique. Plus de 100 000 personnes souffrent toujours d’une faim dite « catastrophique ». « Presque toutes les familles de Gaza dépendent de l’aide alimentaire. Cette situation n’est pas viable à long terme. Nous devons continuer à fournir une aide vitale tout en rétablissant les moyens de subsistance, la diversité alimentaire et l’autosuffisance en vue d’un redressement », prévient le PAM.
Un repas chaud est préparé dans une cuisine soutenue par le Programme alimentaire mondial (PAM) à Khan Younis, dans le sud de Gaza.
Des avancées sous perfusion humanitaire
Sur le terrain, l’aide ne se limite pas à la nourriture. Depuis la trêve entre Israël et le Hamas, plus de 165 000 tonnes de…
Auteur: Nations Unies FR

