« Ce dont nous avons été témoins au cours des onze derniers mois – et dont nous continuons à être témoins – remet en question l’engagement du monde envers l’ordre juridique international qui a été conçu pour empêcher ces tragédies. Cela nous oblige à nous demander : qu’est-il advenu de notre sens fondamental de l’humanité ? »
Cette interrogation sur ce que font ou ne font pas les Nations unies, ses États membres, les grandes puissances, pour mettre un terme au massacre de masse qui se perpétue jour après jour, nuit après nuit, contre la population de Gaza, est posée par Joyce Msuya, sous-secrétaire générale par intérim aux Affaires humanitaires et coordonnatrice des Secours d’urgence, lors de son exposé au Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation humanitaire à Gaza, le 29 août dernier.
Sur le même sujet : La lente agonie du nord de la bande de Gaza
Lui fallait-il le rappeler une nouvelle fois, face au soutien inconditionnel de certains États, à commencer par les États-Unis, ou à l’inaction complice de tant d’autres, en particulier en Europe ? « La situation à Gaza est plus que désespérée », dit-elle, comme si les uns et les autres n’avaient pas connaissance des si nombreux témoignages et appels des responsables et personnels humanitaires des agences des Nations unies et des ONG internationales et palestiniennes – comme le Secours médical palestinien (PMRS) tentant d’apporter au péril de la vie de ses membres un minimum d’aide à quelque 2,4 millions de civils palestiniens.
Ou de ceux des journalistes palestiniens, les uns et les autres étant spécifiquement ciblés par les soldats d’occupation israéliens, snipers, tanks, bombardiers. Pour un anéantissement à huis clos. Et pour empêcher…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Isabelle Avran

