Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le système de santé de Gaza est « soumis à d’énormes pressions, luttant pour fournir les traitements nécessaires aux patients dans un contexte de forte augmentation du nombre de victimes, de forte baisse des stocks médicaux due à l’arrêt de l’entrée des fournitures, et de manque d’équipements médicaux, d’unités de sang et de personnel médical spécialisé ».
« Plus de la moitié des hôpitaux qui reçoivent des cas de traumatismes ont maintenant un taux d’occupation des lits de plus de 80 % et les appels aux dons de sang sont permanents », ajoute l’OCHA dans son dernier rapport de situation, relevant qu’avec l’escalade des hostilités, « les besoins sont énormes ».
Un hôpital de terrain du International Medical Corps à Rafah, à Gaza.
Ambulances et hôpitaux pris pour cible
Moins de 500 unités de sang sont disponibles dans les banques de sang de Gaza, alors que, selon le ministère de la santé, 8.000 unités de sang sont nécessaires chaque mois pour couvrir les besoins des blessés et des patients atteints de thalassémie (troubles du sang).
En outre, les stocks existants de médicaments anesthésiques – qui sont essentiels pour les opérations chirurgicales, le travail et l’accouchement, la gestion de la douleur et les soins en unité de soins intensifs – s’épuisent, de même que les principales fournitures médicales nécessaires pour des accouchements en toute sécurité.
En ce qui concerne les vaccins, il n’y a plus de stock de vaccins contre le rotavirus, utilisés pour protéger contre des infections qui sont la principale cause de diarrhée grave chez les jeunes enfants. L’OCHA rappelle donc « l’urgence d’obtenir l’approbation des autorités israéliennes pour l’envoi de ces vaccins ».
En début de semaine, l’OCHA avait exprimé sa profonde inquiétude face aux…
Auteur: Nations Unies FR

