Lundi, depuis le siège des Nations Unies à New York, le porte-parole du Secrétaire général a dressé un constat sans détour. « Au cours des dernières 24 heures, et malgré le cessez-le-feu, nous avons continué de recevoir des informations faisant état de frappes aériennes, de bombardements et de tirs dans l’ensemble des cinq gouvernorats de Gaza », a indiqué Stéphane Dujarric. Ces violences ont fait des victimes et perturbé des opérations de secours déjà entravées. La veille, une mission humanitaire cherchant à atteindre une personne blessée dans Gaza-ville s’est vu refuser l’accès.
Un territoire sans abris face à l’hiver
Dans l’ensemble de l’enclave, la pénurie d’abris est devenue structurelle, alors que l’immense majorité des bâtiments résidentiels ont été détruits au cours des deux années de guerre entre Israël et le Hamas. Plus de la moitié des deux millions d’habitants du territoire vit désormais dans des abris de fortune.
Faute d’alternatives, des familles entières s’entassent dans des bâtiments partiellement ou gravement endommagés, tentant de se protéger tant bien que mal des intempéries. Le week-end dernier, plusieurs immeubles se sont effondrés sous l’effet de conditions météorologiques violentes, faisant là encore des victimes, selon les partenaires humanitaires sur place.
Les bâtiments résidentiels de Gaza ont subi d’importants dégâts. Des familles se sont réfugiées au milieu des décombres malgré le risque d’effondrement supplémentaire.
Une crise à forte dimension genrée
Les femmes paient un tribut particulier à cette précarité. D’après un groupe de travail sur le genre dans l’action humanitaire, les trois quarts des ménages dirigés par des femmes ont un besoin urgent d’un soutien en matière d’hébergement, et près des deux tiers manquent cruellement de vêtements. Un déséquilibre qui illustre, une…
Auteur: Nations Unies FR

