Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 66.000 personnes ont été tuées et près de 170.000 blessées à Gaza depuis le début du conflit. L’agence estime qu’au moins un quart des survivants souffrent de blessures graves. Près de 5.000 personnes ont été amputées ; des milliers d’autres vivent avec des lésions de la moelle épinière, des brûlures sévères ou des traumatismes crâniens.
En dépit de l’ampleur des besoins, l’accès au soin est fortement entravé. « Le système de santé est au bord de l’effondrement », a averti jeudi depuis Gaza le Dr Rik Peeperkorn, représentant local de l’OMS, lors d’une conférence de presse.
Symbole du désastre, le complexe Al-Shifa, situé en plein cœur de Gaza-ville et longtemps considéré comme le plus grand hôpital du territoire, n’accueille plus qu’une poignée de patients, après avoir été ravagé par les frappes et l’assaut terrestre israéliens en cours.
Peu nombreux sont les établissements qui continuent d’accepter des patients toujours plus nombreux. « Actuellement, seuls 14 des 36 hôpitaux de Gaza fonctionnent, même partiellement », a souligné de son côté le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, durant une discussion avec la presse à Genève.
Dans le sud, le complexe Nasser, à Khan Younès, est devenu le principal hôpital encore partiellement opérationnel. Ses services néonataux sont saturés. Conçus pour 17 nourrissons, ils en accueillent plus de 26 simultanément, certains devant partager la même couveuse. Faute de matériel, les médecins sont contraints de choisir quels enfants peuvent bénéficier des rares ventilateurs disponibles.
« Je n’ai pas eu d’autre choix que d’accoucher moi-même »
Au-delà des infrastructures, ce sont les destins individuels qui révèlent l’ampleur de la tragédie. Yasmeen, une sage-femme à Gaza-ville interviewé par l’agence onusienne pour santé reproductive (UNFPA), raconte :…
Auteur: Nations Unies FR

