Au début d’un débat urgent du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève sur les « frappes iraniennes dans le Golfe », le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU s’est inquiété d’un conflit qui a semé le « chaos dans toute la région », touchant Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie et au-delà.
Plus de trois semaines après les premières frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, le conflit s’étend et s’intensifie dans la région et au-delà, et ce sont les civils qui en sont les principales victimes.
Conflit à haut risque
« Partout dans la région, des familles ont célébré l’Aïd et le Nowruz sous les bombardements, dans la peur et l’incertitude, et font face à de nouvelles épreuves », a déclaré M. Türk dans un message vidéo, lors de cette session convoquée par les États du Golfe dans un contexte de tensions régionales croissantes.
Le Haut-Commissaire a évoqué le « pouvoir sans précédent » du conflit d’entraîner des pays dans son sillage, transcendant les frontières et affectant la stabilité mondiale. « Un conflit ne peut jamais être ordinaire ou banal (…). La dynamique complexe pourrait déclencher à tout moment de nouvelles crises nationales, régionales ou mondiales, avec des conséquences effroyables pour les civils et les populations partout dans le monde », a affirmé M. Türk.
Le chef des droits de l’homme de l’ONU a exhorté tous les Etats, en particulier ceux qui ont de l’influence, à user de leur pouvoir pour mettre fin au conflit, soulignant que la diplomatie reste la seule voie sûre vers la paix. Ses propos soulignent le besoin urgent d’une coopération internationale pour résoudre une crise aux répercussions considérables.
Frappes près de sites nucléaires
Sur le terrain, l’armée israélienne a annoncé mercredi dans la nuit être en train de bombarder à nouveau Téhéran, après…
Auteur: Nations Unies FR

