« Les droits humains sont l’oxygène de l’humanité. Mais ils sont asphyxiés, les uns après les autres », a fustigé M. Guterres, dressant une longue liste de ceux qui les étranglent.
Ces droits humains sont d’abord étouffés « par les autocrates, qui écrasent l’opposition parce qu’ils craignent ce dont serait capable un peuple ayant pleinement les moyens d’agir », souligne le chef de l’ONU.
A la tribune du Conseil des droits de l’homme à Genève, il a également déploré le rôle du « patriarcat, qui empêche les filles d’aller à l’école et les femmes de jouir de leurs droits fondamentaux » ou encore les « bellicistes, qui font un pied de nez au droit international, au droit international humanitaire et à la Charte de l’ONU ».
Les prêcheurs de la division et de la colère
Mais il voit aussi une menace pour les droits humains dans « la crise climatique » ou « un système financier mondial en faillite morale, qui fait trop souvent obstacle à une plus grande égalité et au développement durable ».
Au bord du Lac Léman, M. Guterres a une nouvelle fois critiqué ces « technologies incontrôlables comme l’intelligence artificielle, qui suscitent de grands espoirs, mais recèlent aussi la capacité de violer les droits humains en un seul clic ».
Plus largement, les droits humains sont étouffés « par les discours de ceux qui, prêchant la division et la colère, considèrent les droits humains non pas comme un bienfait pour l’humanité, mais comme un obstacle au pouvoir, au profit et au contrôle qu’ils convoitent ».
« En bref, les droits de l’homme sont dans les cordes et subissent des coups durs », a-t-il regretté, relevant que la communauté internationale peut « contribuer à mettre fin à l’étouffement des droits de l’homme en donnant vie au Pacte pour l’avenir et aux travaux de ce Conseil ».
Faites taire les armes
Devant le Conseil des droits de l’homme, le Chef de l’ONU a ainsi rappelé…
Auteur: Nations Unies FR

