« L’an dernier, je vous avais déclaré : “Nous sommes la génération IA” », a rappelé mardi la Secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT), à l’ouverture d’un sommet mondial, intitulé « L’IA au service du bien » (AI for Good), qui réunit cette semaine des experts de plus de 40 institutions onusiennes, en partenariat avec le gouvernement suisse.
Un an plus tard, l’IA a dépassé les attentes. Et les inquiétudes aussi.
« Le vrai danger, ce n’est pas que l’IA élimine l’humanité. Le vrai danger, c’est la course à son déploiement généralisé, sans avoir pleinement mesuré ce que cela implique pour les êtres humains et pour notre planète », a estimé Mme Bogdan-Martin.
Un miroir de nos failles
Face aux milliers d’innovations générées ces derniers mois – la pléthore de « bots » capables de gérer des ordinateurs, réserver des vacances ou prendre des décisions à notre place – la dirigeante de l’UIT a dressé un tableau à la fois captivant et troublant.
« Nous avons déjà vu des prototypes d’IA avancée apprendre à tromper leurs propres concepteurs (…) afin de préserver leurs objectifs. C’est un avertissement glaçant ».
Mais plus encore que les risques techniques, c’est l’injustice croissante qui inquiète.
« Parmi les risques les plus graves – et qui, je l’avoue, m’empêchent parfois de dormir – figure celui de laisser les plus vulnérables encore plus en arrière… alors que 2,6 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à Internet ».
Technologie présentée au Sommet « L’IA au service du bien ».
Apprendre, gouverner, normer
Face à cette fracture numérique abyssale, Doreen Bogdan-Martin a plaidé pour un triple chantier : compétences, gouvernance, normes. Car « la vitesse et la puissance ne sont qu’une partie de l’histoire », a-t-elle martelé….
Auteur: Nations Unies FR

