« Depuis Islamabad, je tiens à adresser un message clair et sans équivoque à toutes les parties », a déclaré M. Guterres devant les journalistes dans la capitale pakistanaise.
« Mettez fin au conflit. Revenez à la diplomatie. Rétablissez pleinement les droits et libertés de navigation, conformément au droit international. »
Une escalade aux conséquences mondiales
Le secrétaire général de ONU et le vice-Premier ministre du Pakistan ont tenu une conférence de presse conjointe à Islamabad.
La crise a éclaté fin février après des frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran. Téhéran a riposté en visant des cibles dans plusieurs pays du Golfe et en Jordanie, tout en bloquant le passage par le détroit d’Ormuz, un corridor maritime stratégique pour le commerce mondial.
Ce passage est essentiel au transport du pétrole brut, des engrais et du gaz naturel liquéfié. Des centaines de navires et leurs équipages sont ainsi bloqués en mer depuis des mois.
Parallèlement, les combats se sont étendus à la côte yéménite de la mer Rouge, où les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, affrontent les troupes gouvernementales, appuyées par l’Arabie saoudite, pour le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb.
Le « rôle charnière » du Pakistan
Le Secrétaire général a salué le rôle joué par le Pakistan pour créer les conditions d’un dialogue entre Washington et Téhéran.
« Vos efforts ont permis d’aboutir au mémorandum d’accord d’Islamabad du 17 juin, au cessez-le-feu qui a suivi et au cadre défini pour de futures négociations », a-t-il déclaré.
Abordant les enjeux régionaux plus larges, M. Guterres a affirmé qu’« il n’y aura jamais de paix dans la région tant que le droit du peuple palestinien à l’autodétermination ne sera pas pleinement concrétisé — une cause que le Pakistan…
Auteur: Nations Unies FR
