Selon Philippe Lazzarini, le chef de l’UNRWA, les forces de l’ordre israéliennes, accompagnées de responsables municipaux, sont « entrées de force dans l’enceinte » de l’agence, où elles ont coupé toute communication, saisi du mobilier et du matériel informatique, et remplacé le drapeau bleu des Nations Unies par un drapeau israélien.
« Cette nouvelle action représente un mépris flagrant de l’obligation faite à Israël, en tant qu’État membre des Nations Unies, de protéger et de respecter l’inviolabilité des locaux de l’ONU », a dénoncé M. Lazzarini sur le réseau social X.
Des mois de harcèlement
Derrière l’irruption des autorités israéliennes, l’UNRWA voit une escalade après « des mois de harcèlement » marqués par des manifestations hostiles, les incendies criminels en 2024, une campagne de désinformation contre l’agence et des intimidations répétées.
Surtout, l’UNRWA est visée par deux lois votées en octobre par la Knesset, l’une interdisant les activités de l’agence dans tout Israël, y compris Jérusalem-Est, que le pays occupe depuis 1967, l’autre prohibant à tout responsable israélien de coopérer avec son personnel. Sous cette pression croissante, l’agence avait été contrainte, fin janvier, d’évacuer son siège du quartier de Sheikh Jarrah et de redéployer temporairement son personnel international en Jordanie.
Des enfants participent à des activités récréatives organisées par l’UNRWA devant des bâtiments détruits dans la bande de Gaza.
L’inviolabilité des locaux de l’UNRWA bafouée
Mais M. Lazzarini martèle : aucune législation nationale ne peut effacer le statut international du siège de l’UNRWA. « Le site conserve son statut de local des Nations Unies, et demeure à ce titre à l’abri de toute forme d’ingérence », affirme-t-il.
Israël est…
Auteur: Nations Unies FR

